Interview Benjamin Vauris – Formateur en prise de parole en public

Interview Benjamin Vauris – Formateur en prise de parole en public

3 juin 2020 Entrepreneur Interview 1

 

Q1/ Peux-tu te présenter en quelques lignes? 

Je m’appelle Benjamin Vauris, je suis formateur en prise de parole en public et conférencier. 

J’accompagne les personnes qui veulent devenir plus à l’aise et impactantes à l’oral (consultants, cadres, étudiants, etc…). Je vis actuellement à Clermont-Ferrand.

Q2/ Comment es-tu tombé dans le chaudron de l’entrepreneuriat ?

Un matin,tôt. Je me lève vers 7h. Ma compagne est dans le salon (on habite toujours à Toulouse à cette époque en 2015). Je suis un peu surpris car elle me regarde avec les yeux de quelqu’un qui a quelque chose à me dire. Elle m’annonce qu’elle est enceinte. Cela faisait quelques mois que l’on bossait le dossier mais je ne m’attendais pas à ça en tombant du lit. J’étais aux anges, mais maintenant, on passait du concept au concret. Et cela a déclenché chez moi une cascade de questions.
Comment je vois mon rôle de père ?
Quel exemple je veux donner à mon enfant ?
Est-ce celui d’un homme qui passe beaucoup d’heures dans un boulot sans s’épanouir pleinement ?
J’ai vite compris que les mots ne suffiraient pas pour éduquer un enfant, et que je me devais d’incarner ce que je souhaitais transmettre. L’entrepreneuriat s’est imposé comme la voie la plus adaptée (je n’ai pas dit la plus simple hein 🙂 ) pour vivre selon mes principes.

C’est comme cela que quelques mois après la naissance de mon fils, j’ai mis un pied dans un Business Club Café (Fondé par Mikaël Messa & Stéphane Munnier) et démarré mon aventure. Que de chemin parcouru depuis!

Q3/ Quel est ton pire échec si c’est déjà arrivé?

Je n’ai pas de pire échec en tête dans la mesure où ma vie d’entrepreneur ressemble à une alternance de succès et d’échecs. 

Certains projets se plantent alors que j’étais convaincu qu’ils allaient cartonner. D’autres sortent de nul part et sont des réussites.

Q4/ Quelle est ta plus belle réussite?

Réussite personnelle je dirai, c’est d’avoir endossé le rôle de père et d’avoir trouvé un équilibre entre vie pro et vie perso. Même si parvenir à conserver cet équilibre est un travail quotidien.

Réussite professionnelle, c’est d’avoir eu le courage de lâcher un CDI confortable pour me lancer dans l’entrepreneuriat. Même si émotionnellement c’est le jour et la nuit, je ne regrette pas mon choix une seule seconde.

Q5/ Es-tu plutôt lièvre ou tortue dans ton business?

Je peux dire les deux ? 🙂

Je suis un grand partisan de la tortue, car pour moi faire un pas tous les jours c’est ce qui me permet de parcourir une grande distance à la fin de l’année.

Mais je suis lièvre quand il y a des coups de bourre à mettre. J’adore ces moments de rush où je me retrouve le matin dans le lit, il fait encore nuit mais je n’ai qu’une envie, me lever et faire avancer mes projets. Quitte à bosser 12h ou plus dans la journée.

Pour moi, au final ce qui compte c’est d’avancer tous les jours. Ce qui tue une activité, c’est l’immobilité.

Q6/ Quelle est actuellement ta plus grande frustration?

Je suis souvent frustré… Car je suis un impatient. Quand j’ai une idée en tête j’aime la mettre en pratique rapidement. Et si je ne peux pas le faire, ça m’énerve. Et c’est difficile à vivre quand certaines décisions ne dépendent pas que de moi.

Sur le coup, le confinement m’a frustré car j’avais de beaux projets qui allaient se concrétiser sur Paris, Lyon, Bordeaux, et ils sont tombés à l’eau. Avec le recul cela m’a permis de me concentrer sur ma visibilité sur le web. Ce qui, à moyen-long terme sera positif malgré tout.

Q7/ Quel est ton plus grand regret ?

Je crois que c’est Grace Kelly qui a dit : « Je préfère avoir des souvenirs que des regrets. » Cela résume assez bien ma vision des choses. 

J’ai des déceptions oui, souvent, quand les choses ne se passent pas comme je l’aurais aimé, mais des regrets jamais!

Q8/ Serais-tu capable de repartir de zéro et si oui par quoi commencerais-tu ?

Quand on redémarre, c’est rarement de zéro puisque l’on a acquis de l’expérience sur les projets passés. En fait, je suis reparti de 0 en 2019 en faisant un switch sur mon activité. J’ai laissé de côté la thématique sur laquelle j’avais démarré : la productivité et la gestion du temps, pour me consacrer à ce qui me passionne, la prise de parole en public

Mon conseil : ne pas chercher des choses compliquées et aller vers une activité qui génère du plaisir. C’est un excellent carburant pour avancer. Bien sûr, il faut qu’il y ait un marché derrière. Je crois que je n’ai pas répondu à la question, si ?

Q9/ Es-tu plutôt un solitaire dans ton business ou aimes-tu t’entourer pour faire avancer tes projets?

J’aime avancer seul dans la partie opérationnelle lorsque le projet est sur les rails et qu’il faut produire (enregistrer des vidéos, donner des formations, préparer une conférence, etc.). Par contre, j’adore les phases de networking, découvertes, rencontres et construction de projets avec des personnes nouvelles ou connues.

J’ai fait l’erreur au début de croire que d’être seul en permanence me conviendrait. Mais je me suis rapidement senti isolé et démotivé. J’ai besoin de l’émulation créée par mes partenaires pour m’épanouir pleinement.

Q10/ Comment vois-tu l’avenir de ton développement sur le web d’ici 5 ans ?

Difficile à dire. Le marché sur le web a atteint une certaine maturité. Les gens ne se  font plus embobiner par de fausses promesses ou des miracles à 2 balles. Je pense que ceux qui sortiront du lot seront les plus professionnels (et les plus respectueux). Mon objectif actuel est justement de construire cette « réputation » à mon image et sans faux semblant. On verra où cela me mènera dans 5 ans.

Q11/ Peux-tu nous donner le titre d’un livre et son auteur, qui t’a le plus marqué?

Je lis beaucoup et tous les jours, c’est une de mes passions. Mais un livre que je lis régulièrement (du fait de son format particulier) c’est The Daily Stoïc de Ryan Holiday.
Le livre est construit sur un format « une page par jour à lire »/ L’auteur distille des pensées stoïciennes dans leurs versions originales, suivies de sa propre interprétation dans le contexte de notre époque. 

Un bol d’air frais qui remet les pieds sur terre et fait réfléchir sur notre condition d’être humain. Un must have !

Et dans la foulée, un bon roman policier : « Glacé » de Bernard Minier.

Q12/ Peux-tu nous donner le titre d’un film qui t’a le plus marqué?

Le Parrain (le premier) sans hésiter ! J’ai bien aimé les suivants, mais l’ascension de Al Pacino dans le premier volet, jusqu’au sommet du pouvoir est juste incroyable. Le jeu d’acteur, la musique, tout !

Quand le film est sorti au cinéma, je n’étais pas né. Pourtant, j’ai eu l’occasion de le voir sur grand écran durant une rétrospective sur Francis Ford Coppola, quel pied !

Q13/ Quelle est la citation qui t’inspire le plus?

Je suis nul en citations, je ne m’en souviens jamais !

Q14/ Quel est le mentor qui t’a le plus influencé pour faire avancer tes projets ?

Je n’ai jamais vraiment eu de mentor. Par contre, au fil des années, un certain nombre de personnes m’ont beaucoup apporté au moment où j’en avais besoin.  Pour le business, en vrac : Yannick Alain, Johann Yang-Ting, Dominique Saut, mais j’en oublie sûrement.

Mais si je devais en citer un en particulier, ce serait sans hésiter Nicolas Pène que j’ai rencontré il y a quelques années durant un Business Club Café à Toulouse. Au delà de l’aspect pro, nous avons développé une belle amitié. Son soutien inconditionnel m’est extrêmement précieux.

(NDLR Vous aurez bientôt l’interview de Maître César Nico Pène) à qui je tire aussi les vers du nez)

Q15/ Peux-tu nous raconter une anecdote croustillante, mais attention, pas de délation?

Année 2000, première année de DEUG à la fac.. On a un cours qui s’appelle EEO (Expression Écrite et Orale). Durant l’un de ces cours, la prof nous annonce qu’elle va noter notre capacité à improviser sur un sujet au hasard. 

On doit en parler durant 2 minutes devant le reste de la classe. À ce moment là, je suis tétanisé. Ce genre de situation à l’époque c’est un peu la trouille de ma vie. Du coup, je prends mon courage à 2 mains et mon cartable, et je pars en courant de la salle de classe. Un pote tente de me ramener mais impossible, j’ai trop la frousse. Résultat des courses, je gagne un joli 0 sur 20 (j’ai aussi repiqué mon année…) Pourtant aujourd’hui je forme des gens à la prise de parole et je fais du théâtre d’impro. Cherchez l’erreur 😉

Tout ça pour dire que rien n’est impossible si on s’en donne les moyens et que l’on ose sortir de sa zone de confort.

Q16/ Peux-tu donner un conseil à nos lecteurs: style “le secret pour réussir…

Développer et croire en sa vision. 

Développer et croire en ses capacités.

Q17 / Quel impact a eu le confinement sur ton business?

Mon business fonctionne beaucoup en présentiel, donc ce pan là de mon activité a été fortement touché par le confinement. 

L’aspect positif c’est que j’ai repris une activité régulière sur le web avec de la production de contenu sur Youtube et la mise en place de formations en ligne. Cela a mis en lumière les lacunes de mon modèle économique et m’a forcé à boucher les trous.

Avec le recul c’est donc une excellente opportunité qui s’est présentée à moi.

Q18 Ta blague la plus pourrie

Tu t’en doutes, je suis aussi nul en blagues qu’en citations. Je ne me rappelle jamais la chute. Donc plutôt que de faire un bide, je vais dire « joker ».

Q19/ Si tu souhaites ajouter quelque chose, c’est ici:

Tu es l’une des premières personnes que j’ai rencontré dans le monde de l’entrepreneuriat, puisque que tu es le co-créateur des Business Club Café avec Mikaël Messa. Tu étais présent à Toulouse la première fois où je m’y suis rendu. Donc, c’est de ta faute (*pardon, grâce à toi 😉 ) si j’ai mis les pieds dans ce monde).

(*NDLR coupable mais pas fautif)

Mon site web : https://benjaminvauris.fr

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